La poupée qui n'avait qu'un bras. [LIBRE]

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La poupée qui n'avait qu'un bras. [LIBRE]

Message  Invité le Mer 12 Aoû - 17:41

Dans cette journée ensoleillée, où les pavés de la ville reluisaient des nombreux passages des visiteurs et habitants de Londres et où l'atmosphère lourde dû à la chaleur du soleil écrasait les poumons de chacun, Katerina somnolait. Comme chaque nuit à vrai dire. Tel un chaton abandonné, son corps était recroquevillé au milieu d'une ruelle sombre et silencieuse. Tout pouvait arriver dans cette situation, bien nombre de personnes malintentionnées trainaient dans un coin aussi discret. Tout aussi bien la nuit que le jour.

Ses cheveux en bataille ainsi que bouclé couvrait son visage, sa grimace du sommeil. Ses lèvres maquillées de ce ton noirci et ses paupières à la façon aubergine remuaient, lentement, accompagnant chaque soupire prouvant la sincérité de son inconscience. Ses doigts semblaient bouger avec une certaine régularité. L'on aurait dit un toc, ou qu'elle avait froid. Vu comment ses vêtements étaient courts, l'on pouvait atteindre cette conclusion très facilement.

Ce ne fut que lorsque le soleil l'étreignit de ses rayons qu'elle osa ouvrir les paupières, puis elle se redressa lentement avant de s'apercevoir qu'elle s'était couché sur un sac poubelle. Mais celui ci était très moelleux, bizarrement. Légèrement déchiré, elle constata qu'il était bourré de vieilles couvertures. Wow, quelle chance, dites donc. Dormir sur des poubelles durant la nuit, quel luxe.

Katerina se remit debout, assez difficilement mais elle y arriva. Sa robe courte arrêté à ses mi-cuisses vacillait face au faible vent qui était présent et ses talons claquèrent le sol avec une certain rage, sûrement celle de ne pas su trouver un meilleur endroit. Le dos lui faisait souffrir mais rien ne brisa son envie première : entendre. Entendre encore cette belle mélodie que la veille, le visage au carreau de la boutique de jouets. Aujourd'hui, elle ne regarderait pas seulement cette boîte à musique, elle l'achètera. Enfin, du moins, si le prix ne s'élevait pas trop haut.

D'un pas sûr, presque comme un petit bond léger, elle se dirigea vers ce magasin tant convoité qui se situait face où elle dû passer la nuit. Son reflet dans la vitre lui renvoyait une image de trainée, de femme facile, du moins c'était une impression. Mais derrière cette chose qui la dégoutait d'elle même, la boîte à musique. Elle s'approcha tellement près, posant ses paumes contre cette paroi transparente, qui la séparait de ce fascinant objet. Cette attitude attirait pas mal de gens mais à quoi bon . Sans faire cela, elle était épiée.

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